Quand la peur paralyse un enfant… et un parent : mon histoire, notre réalité

Un parent n’a pas à porter la peur de son enfant seul. Jamais.

Avez-vous déjà été paralysé par la peur pour votre enfant ?

Avez-vous déjà ressenti cette peur qui vous empêche littéralement de dormir, qui hante vos pensées jour et nuit, et qui vous fait douter d’être “assez” pour votre enfant ?

Moi aussi.

Lincompréhension de certains comportements peut nous laisser vulnérables, impuissants… et profondément seuls.
Et c’est exactement ce que j’ai vécu avec ma fille Charlyne, alors âgée de 7 ans.

Quand un événement anodin devient un tsunami intérieur

Charlyne a toujours été une enfant lumineuse, créative, pleine de vie.
Mais depuis toujours, la nourriture, surtout les nouveaux aliments, a été un défi.

 Le premier choc

À trois ans, alors qu’elle courait avec son frère dans une chambre d’hôtel, elle a avalé un bonbon tout rond.
Beaucoup de peur, quelques larmes…
mais une trace qui est restée sans qu’on s’en aperçoive.

La peur qui revient, plus forte

Des années plus tard, un simple morceau de concombre ravive le traumatisme.
Du jour au lendemain :
– plus d’appétit
– même pas sa tartine au chocolat préférée
– un refus complet d’avaler

À cet âge, mettre des mots sur la peur, c’est presque impossible.

La maman… et la coach en moi se mettent en action

Je suis allée dans son monde intérieur : son imaginaire.

Monsieur Nuage : premier allié

J’ai créé Monsieur Nuage, un petit nuage tout doux chargé d’aspirer sa peur dans ses rêves.
Et pour un temps, ça fonctionnait.
Vraiment.

Puis tout bascule à nouveau

Un cours de premiers soins ravive la peur.
Cette fois, encore plus grande.
Je vois ses doigts s’entrelacer, son corps se figer.
Elle ne mange plus.
Son cerveau lui raconte des scénarios catastrophiques.

Quand aimer ne suffit plus… demander de l’aide devient un geste d’amour

J’ai utilisé mes outils, mes connaissances, mes interventions…
Mais parfois, même avec tout ça, ce n’est pas suffisant.
Et ce n’est pas un échec.

C’est humain.

Un soutien extérieur qui change tout

J’ai fait appel à mon ami et mentor, Emmanuel Sabouret, hypnologue.
Parce que moi aussi, malgré mes milliers d’heures de formations, j’ai besoin d’être soutenue, guidée, épaulée.

En quelques jours, Charlyne s’est remise à manger.
Elle rit.
Elle danse.
Elle joue.
Elle revit, et moi aussi.

Ce que cette expérience m’a réappris

1. Votre intuition est votre boussole

Vous savez quand quelque chose cloche.
Écoutez-vous.

2. L’amour ne remplace pas l’accompagnement

Aimer ne suffit pas toujours.
Et ça n’enlève rien à votre valeur en tant que parent.

3. Demander de l’aide est un acte de courage

Ce n’est pas mettre votre égo de côté.
C’est protéger votre enfant… et vous-même.

4. Une vision externe change tout

Un autre regard peut éclairer ce que vous ne voyez plus.

Message pour toi parent

Votre amour, votre observation et votre présence sont vos plus grands alliés.
Mais vous n’avez pas à tout porter seul.

Demander de l’aide, ce n’est pas échouer.
C’est avancer.
C’est protéger.
C’est aimer encore plus fort.

Un parent n’est jamais faible parce qu’il demande de l’aide.
Il est courageux, lucide et profondément engagé.
Et parfois, c’est exactement ce dont un enfant a besoin pour enfin respirer.

Je suis là pour vous accompagner si le besoin se fait sentir.

Laithicia Adam xxx

Laisser un commentaire

Articles similaires